Quelle formation pour les chiropracteurs ?

La chiropraxie est la seule profession de santé qui bénéficie de standards éducatifs internationaux.

A l’échelle européenne, c’est l’European Council on Chi­ro­prac­tic Edu­ca­tion (ECCE) qui est en charge du contrôle des enseignements et accrédite les écoles capables de former les chiropracteurs, assurant ainsi la qualité et l’ approche sécuritaire des soins.

En France seul l'Institut Franco-Européen de Chiropraxie (IFEC), établissement d’enseignement supérieur privé, accrédité par l’ECCE ; est apte à dispenser une formation diplômante de 5 années d’études à temps plein, équivalent de 5 500 heures de cours ; alliant théorique et pratique.

Est-ce reconnu en France ?

Oui, en mars 2002, la chiropraxie est officiellement reconnue par le Ministère de la Santé.

En janvier 2011, le décret relatif aux actes et aux conditions d’exercice de la chiropraxie en France définit le chiropracteur comme le seul thérapeute non médecin habilité à pratiquer des manipulations vertébrales en première intention, c’est à dire sans avis médical préalable.

lire le décret n° 2011-32 du 7 janvier 2011 relatif aux actes et aux conditions d'exercice de la chiropraxie

Quels remboursements pour les soins ?

Les consultations en chiropraxie ne sont pas prises en charge par la sécurité sociale. Néanmoins, la majorité des mutuelles remboursent la totalité ou une partie des séances.

lire la liste des mutuelles remboursant les chiropracteurs membres de l’Association Française de Chiropraxie

Est-ce sans risques ?

La chiropraxie est reconnue à l’international pour la sécurité des soins prodigués et compte parmi les traitements non-invasifs les plus efficaces dans le soulagement des douleurs neuro-musculosquelettiques.

Tout acte de soin présente toutefois un risque que le professionnel est formé à évaluer, en minimiser tant la gravité que la fréquence.

Le traitement en chiropraxie peut provoquer une fatigue passagère, des courbatures, une augmentation transitoire de la douleur dans la zone traitée qui peut durer quelques heures à trois jours. Une aggravation des symptômes est rapporté dans les risques modérés à rares.

Il convient néanmoins pour appréhender la justesse du recours à la chiropraxie, de l’envisager au regard des risques associés aux alternatives thérapeutiques comme les médicaments, la chirurgie où le risque de complications graves est significativement plus élevé que celui du traitement conservateur manuel.

cf. Association Française de Chiropraxie

Quelles différences avec l'Ostéopathie ?

En France, les deux professions diffèrent de par leur formation, la réglementation, le champ d’application et les techniques utilisées.

On retrouve chez les ostéopathes une formation hétérogène avec comme conséquences des champs d’application très variables.

Sur le plan de la réglementation, contrairement aux chiropracteurs, les ostéopathes ont besoin d’un certificat délivré par le médecin pour toutes manipulations cervicales avec vecteur de force, tout comme l’interdiction de s’occuper des nourrissons de moins de 6 mois.

cf. Osteopathie rapport Inserm, legifrance.gouv